Édito

En route pour 2024 !

Janvier 2023

Il est temps tout d’abord de vous souhaiter une année 2023 pleine de joie et de bonheur, avec de nombreux succès en espérant votre passion toujours intacte pour l’arbitrage sportif !

Dans 11 mois nous entrerons dans l’année Olympique. Souhaitons que 2023 ouvre la porte des Jeux Olympiques à un grand nombre d’entre vous et que Paris 2024 soit pour l’arbitrage sportif Français une véritable consécration.

Grâce à l’Agence Nationale du Sport (ANS), les arbitres et juges sont « partie prenante » dans l’opération « Gagner en France » et très bientôt nous organiserons avec l’ANS une opération de rassemblement des responsables de notre arbitrage afin de déterminer ensemble la meilleure feuille de route pour avoir le plus grand nombre possible d’arbitres et de juges Français et ainsi les aider à atteindre le plus haut niveau possible.

Mais 2023 sera aussi la mise en place de la procédure qui permettra l’entrée d’un représentant de l’arbitrage aux conseils d’administration des fédérations. La loi du 02/03/2022 est fort simple mais sa mise en place est délicate. Plusieurs solutions sont envisageables, mais je retiendrai celle de la FF de Cyclisme qui a mis en place une parité totale pour les postes « réservés », athlètes/arbitres ou juges/entraineurs en réservant deux postes pour chacune des catégories et l’obligation d’avoir une femme et un homme.

Néanmoins plusieurs questions restent à régler afin d’appliquer la notion de « élu par ses pairs ». La loi a donc édicté un principe simple dont la difficulté d’application n’a échappé à personne ! Nous ne retiendrons que trois questions :

  • Comment se compose le corps électoral qui devra élire ce représentant ?
  • Comment vérifier sa composition ?
  • Ce représentant (au même titre que ceux des Athlètes de Haut-Niveau et des Entraîneurs) ne doit-il pas être élu avant le conseil d’administration afin de rester en harmonie par la suite avec le principe de parité de cette même loi ?

L’AFCAM reste attentive à l’évolution de cette procédure en lien avec les services juridiques du Ministère des Sports et du CNOSF. Il y a urgence car les nouveaux statuts des fédérations devront être adoptés par les assemblées générales extraordinaires des fédérations rapidement afin d’être en place pour le renouvellement des équipes dirigeantes avant le 31 décembre 2024 !

Mais de nombreux autres sujets sont également en cours d’évolution en ce début d’année 2023 :

  • Tout d’abord un rappel, la loi sur le GQS (Gestes qui Sauvent) est une …. LOI ! Et nul n’est censé l’ignorer ! Il est donc urgent que cette formation courte soit mise en place au sein des fédérations à destination des arbitres et juges !
  • La loi du 02/03/2022 a ouvert un certain nombre de portes afin que les juges et les arbitres de Haut Niveau bénéficient de textes qui s’appliquent depuis longtemps aux athlètes de haut niveau. Aujourd’hui l’application de la nouvelle loi en la matière pose beaucoup de questions qu’il nous faut résoudre d’urgence si nous ne voulons pas que la loi demeure sans effet.
  • La définition de l’arbitre ou du juge de Haut Niveau n’a pas varié depuis 1994. Or en 29 ans, les choses ont changé et nous nous évertuons avec le Ministère des Sports et l’ANS à mettre en place une nouvelle définition du haut niveau arbitral.
  • La consolidation de notre formation Tronc Commun plus adaptée aux évolutions récentes de notre société.
  • La mise en place du nouveau site Internet de l’AFCAM qui vient de voir le jour, plus moderne, plus fonctionnel, et plus adapté à nos besoins et aux vôtres ! Venez le visiter !

Il y a bien d’autres travaux en cours et je n’insiste que sur ceux qui, à notre avis, relève de l’urgence, tout en remarquant que notre Ministre des Sports, Madame Oudéa-Castera, a bien voulu à plusieurs reprises dans des discours officiels citer notre fonction et notre association comme étant des moteurs indispensables au sport, et nous montrer toute son admiration pour cette tâche difficile et ingrate qui est la nôtre !

Enfin, notez-le, notre prochaine assemblée générale se tiendra le vendredi 31 mars prochain à partir de 14h15 au CNOSF. Nous espérons vous y voir, comme l’an dernier, très nombreux !

Encore un bon début d’année à toutes et à tous !

Patrick Vajda

Président de l'AFCAM

2023

Une nouvelle année commence

janvier 2023

Le Comité exécutif de l’AFCAM et son Président vous présentent leurs vœux les meilleurs pour une année 2023 riche en nouveau défis sportifs et en résultats. Nous souhaitons également que cette nouvelle année soit celle de la Paix retrouvée. Dans la situation actuelle le Monde ne peut qu’être meilleur… et le Sport demeure un merveilleux élément de Fraternité et de Paix.

Cette actualité des vœux nous permet de vous rappeler ou de vous confirmer que l’assemblée générale de l’AFCAM se déroulera le 31 Mars 2023 au CNOSF à partir de 14h30

Arbitrage au féminin

Projet européen Erasmus+ WINS

Décembre 2022

Le rapport de recherche complet axé sur le recrutement et la rétention des femmes arbitres sera publié début 2023.
En attendant, voici les grandes lignes du rapport/communiqué de presse du projet. Beaucoup d’autres informations à venir…
https://wins-sport.eu

Édito

Quand l’arbitrage de Stéphanie Frappart rime avec « entrée dans l’Histoire »

Novembre 2022

Lorsque Neil Armstrong posa son pied sur la lune en 1969, il déclara qu’il s’agissait d’un petit pas pour l’homme, mais d’un grand pas pour l’humanité. En ce premier décembre 2022, quand Stéphanie Frappart entra la première, ballon en main, sur la pelouse du stade Al Bayt dans le cadre de la coupe du monde de football se déroulant au Qatar, nous serions tentés de dire, en paraphrasant ce moment historique, qu’elle a réalisé à son tour à ce moment-là un petit pas pour une femme, mais un grand pas pour l’humanité.

Bien sûr, la modestie de Stéphanie désapprouverait probablement cette affirmation, la considérant comme exagérée. Et pourtant, lors de son entrée devant les équipes du Costa Rica et de l’Allemagne venues disputer un match décisif du Groupe E de cette coupe du monde, nous sommes nombreux à avoir pensé qu’il s’agissait là d’un moment historique, Stéphanie devenant à ce moment la première femme à arbitrer dans un match de coupe du monde masculin. Ce faisant, elle ouvrait une porte qui ne pourra plus se refermer après elle dans le monde du football. Et le fait qu’elle démontre au Qatar qu’une femme soit capable de réaliser une prestation complexe à l’égale d’un homme aura probablement eu un impact bien au-delà du monde du sport, mais dans le monde « tout court », à l’image d’actions symboliques réalisées par d’autres femmes par le passé et qui ont contribué à changer le cours de l’histoire. Notre Ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Palympiques, Amélie Oudéa-Castéra, ne s’y est du reste pas trompé en communiquant bien vite sur les réseaux sociaux combien ce que faisait Stéphanie venait d’entrer dans l’histoire … ce que le Guinness Book des records ne tardait pas à confirmer en prenant contact avec le SAFE pour être mis en contact avec Stéphanie pour obtenir son autorisation de graver cet événement parmi ceux qu’il recense.

En donnant le coup d’envoi de cette partie, Stéphanie n’en était pourtant pas à sa « première première ». Il faut dire qu’elle les collectionne, ces premières, depuis années, ouvrant les unes après les autres des portes qui étaient, jusqu’alors, restées fermées aux collègues arbitres féminines :
Première arbitre féminine sur un match de Ligue 1 (SCO d’Angers contre le RC Strasbourg en avril 2019)

Première arbitre féminine lors d’une finale de Supercoupe de l’UEFA (Liverpool – Chelsea en août 2019)

Première femme à diriger une rencontre internationale masculine de sélection (Malte – Lettonie en Ligue des Nations en septembre 2019)

Première arbitre féminine à officier sur un match de Ligue des Champions (Juventus – Dynamo Kiev en décembre 2020)

Première femme à diriger la finale de la Coupe de France (Nice – Nantes en mai 2022)

En étant désignée sur Mexique – Pologne en tant qu’arbitre remplaçante, première femme arbitre à officier sur un match de Mondial masculin.

Une liste de premières impressionnantes, qui s’ajoute à des prestations brillantes lors de la finale de la Coupe du Monde féminine de 2019 en France, lors des Jeux Olympiques d’été 2021 à Tokyo et bien sûr à plusieurs dizaines de matchs dirigés en Ligue 1 et en Ligue 2 ces dernières années.

Stéphanie est avant tout une sportive. Une sportive de très haut niveau, qui s’est d’ailleurs personnellement investie aux côtés du SAFE et d’autres grands noms du sifflet comme Clément Turpin ou Benoît Bastien pour expliquer en 2022 aux parlementaires les conditions d’exercice des arbitres de haut niveau, ces interventions ayant été décisives pour obtenir les avancées historiques obtenues pour la reconnaissance des juges et arbitres de haut niveau dans la loi sur le Sport de mars 2022 (et dont les décrets d’application tardent à arriver…). En tant que sportive de haut niveau, lorsqu’elle est entrée sur le stade Al Bayt et qu’elle a donné ses premiers coups de sifflet, elle n’était concentrée que sur la mission qui lui était confiée : servir le jeu et les joueurs, en protégeant les acteurs du jeu et en veillant à l’équité sportive et au respect des règles. Elle a, à ce titre, réalisé une prestation d’exception saluée par tous, sur un match dont le scénario sportif fut par ailleurs exceptionnel.

Mais nul doute qu’une fois la mission brillamment accomplie, elle a pu prendre conscience du symbole qu’elle venait de réaliser devant des millions de téléspectateurs : démontrer qu’une femme peut réaliser en qualité des missions que l’histoire ne confiait jusque-là qu’aux hommes, et que, dans le sport, comme dans la vie, chacun doit être considéré non pour son sexe (ou sa couleur de peau) mais pour ses talents et ses compétences. Et que cette première ce soit tenue au Qatar fut particulièrement symbolique.

Alors oui, pour ce moment historique, tous les arbitres français de football (et probablement tous les juges et arbitres des sports que regroupe l’AFCAM) sont fiers de Stéphanie. Comme ils sont fiers par ailleurs des deux premières très belles prestations réalisées par Clément Turpin et son équipe composé par ses assistants Cyril Gringore (qui officie au Qatar pour ses derniers matchs, puisqu’il mettra un terme à sa carrière à son retour) et Nicolas Danos et par Benoit Millot et Jérome Brisard à la VAR. La qualité de leurs prestations montrent combien l’arbitrage de football français est qualitatif, même si certains en France ont tendance à l’oublier chaque week-end de championnat … mais difficile d’être prophète dans son pays !

Comme cette coupe du Monde n’est pas terminée, tous les arbitres français, même s’ils sont tous supporters de l’Equipe de France et lui souhaitent un parcours le plus long possible, espèrent que d’autres désignations seront confiées à leurs collègues tricolores dans les deux semaines à venir (comme ce lundi pour la « Team TURPIN » qui officie en huitième de finale sur le match opposant le Brésil à la Corée du Sud) pour pouvoir de nouveau être leurs premiers supporters … alors, Allez la France et allez les arbitres français !

Olivier Lamarre

Président du Syndicat des Arbitres Français d’Elite (SAFE)

Édito

Des projets, de l’ambition, l’AFCAM est au travail !

Septembre 2022

C’est la rentrée pour l’AFCAM également. Avant de développer les sujets les plus chauds, encore un mot sur Michel DAILLY – notre Président d’Honneur – qui aurait sans aucun doute apprécié ce début de saison agité et studieux de notre Comité Exécutif. Michel a été le créateur de l’idée de la multidisciplinarité en matière d’arbitrage sportif et par la même le créateur de notre union ! Il était et restera notre guide.

Venons-en à l’actualité et scindons-la en deux parties :

ACTIVITÉS INTERNES
La formation sur « Le Tronc commun »
a dû s’adapter aux nouvelles techniques ainsi qu’à la situation particulière due à la pandémie. Si les grandes idées restent identiques, la manière de les présenter et de les analyser est devenue très différente. Saluons ici le travail de notre secrétaire générale, Charlotte Girard Fabre et de Savice Fabre, notre spécialiste

communication. Objectif principal de ce Tronc Commun : la formation commune des juges et arbitres en devenir, en oute vers le Haut Niveau.

Sur le fond, il s’agit de former les jeunes pousses du niveau national et du niveau pré-international aux prérogatives et aux savoir-être de l’arbitrage quelle que soit la discipline

Sur la forme, il s’agira de suivre une formation de 4 cycles dissociés et complémentaires d’un total de 18 heures. Chaque session d’une durée de 3 heures est prévue pour être dispensée en visioconférence avec l’appui d’un outil digital participatif et d’évaluation.

Un document de présentation est en cours de finalisation. Nous serons bientôt à même de vous accompagner dans cette démarche.

La formation sur « Les gestes qui sauvent » : Une loi puis un décret rendent obligatoire cette formation. Les fédérations doivent tout mettre en oeuvre afin qu’il y ait au moins une personne, pas forcément l’arbitre, qui soit en mesure de pratiquer ce geste ou ces gestes qui sauvent durant tout type de compétition.
Certaines fédérations comme le baseball ou la natation ont déjà mis en place ces principes.
Nous avançons difficilement sur ce dossier avec les responsables du Ministère des Sports afin de dégager une méthodologie de formation courte et peu onéreuse. Il est vivement conseillé que toutes les fédérations ajoutent d’ores et déjà un module complémentaire de connaissance de ces gestes afin de préparer l’ensemble de leur corps arbitral. Nous ne manquerons pas de revenir vers vous tous dès que les modalités pratiques seront établies.

Organisation administrative : Une nouvelle répartition des tâches de notre comité exécutif est en cours afin de permettre une meilleure efficacité de notre fonctionnement.

Notre assemblée Générale : Nous nous posons des questions sur la tenue de notre assemblée générale prévue le 31 mars 2023. En effet le CNOSF risque d’être en travaux ce qui risque de nous obliger à changer nos habitudes. Nous réfléchissons également à dissocier A.G et Trophées AFCAM afin de valoriser les récipiendaires de ces récompenses. Mais conservons à l’esprit la date du 31 Mars qui sera le jour de notre A.G annuelle.

ACTIVITÉS AVEC NOS « INSTITUTIONNELS »

CNOSF : l’AFCAM est présente à l’ensemble des activités du comité olympique. Des réunions sont organisées dans le cadre d’une future charte de l’arbitrage visant à faire venir à nous plus de jeunes, de très jeunes garçons, et surtout des filles. Nous sommes ravis que le CNOSF participe avec le Ministère et l’AFCAM à ces réunions car son maillage territorial est fondamental dans le cadre de ces travaux.

Cette charte future identifie cinq axes :
Renforcer la mixité ;
Partage des données et transmission entre scolaires et fédérations ;
Parcours de formation progressif et partagé ;
Reconnaitre et valoriser le parcours scolaire dans le milieu fédéral ;
Déclinaison au niveau local des partenariats entre fédérations et école.

Ministère des Sports : Une note sur la féminisation a été adressée pour relancer l’opération « 100.000 arbitres/juges femmes en 2024 ». Des mesures pour l’arbitrage au féminin ont été développées par nos soins. Nous espérons une forte implication du Ministère dans ce dossier sans laquelle nous ne parviendrons pas à nos fins.

Une note à destination des fédérations internationales a également été préparée afin de trouver les meilleures solutions logistiques pour les arbitres dans l’optique des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Un rendez-vous est en cours de programmation afin d’aborder avec le Ministère et peut-être la Ministre elle-même les points suivants :
Le mot reconnaissance a-t-il un sens envers le corps arbitral ? ;
Malgré la loi de 2006, les violences envers les arbitres augmentent. Comment faire cesse cette spirale de la violence ?
Certains articles de la loi du 2 mars 2022 méritent d’être précisés (représentation du corps arbitral dans les instances de nos fédérations) ;
Définition de l’arbitre ou du juge de haut-niveau ;
Accueil et environnement des arbitres français et étrangers lors des Jeux Olympiques de Paris 2024.

Agence Nationale du Sports (ANS) : Un premier rendez-vous s’est tenu avec l’administration de cette agence. A l’ordre du jour la finalisation de notre demande de subvention 2022 et notre plan d’action 2022/2024.

Comme vous pouvez le constater, le travail ne manque pas !
Je vous souhaite une excellente saison arbitrale sans oublier de prendre bien soin de vous !

Patrick Vajda

Président de l'AFCAM

Édito

Le meilleur est « avenir »

Juillet 2022

Juillet et Août sont traditionnellement les mois de « repos » pour nos arbitres hormis l’encadrement des compétitions internationales. La saison qui vient de s’achever ne fut pas simple. Nous avons beaucoup travaillé, souvent dans l’ombre, mais nos actions s’amplifient et l’écoute se fait de plus en plus grande.

Quelques faits marquants :
Une assemblée générale 2022 avec un record de participations (plus de 200 personnes représentant les fédérations, mais aussi les récipiendaires des récompenses AFCAM). De l’enthousiasme et manifestement un intérêt de plus en plus important pour nos activités. Si nous sommes connus et même reconnus, il nous faut travailler sans relâche pour être mieux entendus ! Nous approchons des 40 années d’existence et nous démontrons quotidiennement notre utilité. Pourtant il reste encore un très gros travail pour que l’arbitre ou le juge sportif devienne un réel interlocuteur !

La nouvelle loi sur le sport du 02/03/2022 est une très grande avancée. Tout d’abord par son article L221-1 qui précise « les sportifs, entraineurs, arbitres et juges sportifs de haut niveau concourent, par leur activité, au rayonnement de la Nation et à la promotion des valeurs du sport. Ils participent au développement de la pratique sportive pour toutes et tous. Mais également en rendant obligatoire la présence d’un représentant des arbitres ou des juges élus par ses pairs au sein des Comités Directeurs des fédérations, la loi reconnaît – s’il en était besoin – notre valeur ajoutée dans l’environnement des compétitions sportives. Cette nouvelle obligation « obtenue » après des années de travail n’avait qu’un seul but : valoriser la fonction là où elle ne l’est pas ! Beaucoup de fédérations avaient entrepris un grand travail avant cette loi et nous les en remercions, mais il fallait encore convaincre ! Voilà qui est fait et cette loi sera applicable au 01/01/2024 ! Sans attendre les textes d’application, il nous reste à inviter les fédérations – à l’image de la FF. de Natation – à réfléchir au plus vite à l’adaptation de leurs statuts et règlements intérieurs à cette nouveauté importante pour l’avenir de l’arbitrage.

Enfin, le décès accidentel de notre Président d’Honneur, Michel DAILLY fut un drame qui nous a laissé orphelin. Toute la famille de l’arbitrage est frappée. J’en veux pour preuve les centaines de témoignages reçus qui tous insistaient sur la passion, la gentillesse et la compétence de Michel. Nous avons tous perdu un ami, mais aussi un symbole, celui qui le premier avait compris que les arbitres et juges, quel que soit leur discipline, se débattait au milieu des mêmes problèmes et des mêmes questions laissées sans réponses. Aujourd’hui, grâce à Michel, ces problèmes et questions sont pour la plupart solutionnées. Michel avait compris le premier que même en arbitrage, « l’union fait la force ». Son départ vers l’éternité laisse un grand vide auprès de tous.

Mais la vie continue et Michel l’aurait voulu ainsi. A nous de consolider une certaine fragilité de notre institution liée au départ de son fondateur. Il était généreux et ses activités étaient nombreuses. Il n’était pas du genre à seulement couper les rubans lors des inaugurations ! Il va nous falloir rebondir sans cet éternel bénévole qui a toujours refusé le moindre remboursement de frais malgré son éloignement de nos lieux de réunion !

Aussi, force est de constater que le seul bénévolat ne suffit plus. Il va nous falloir réfléchir à cette problématique qui fut occultée par les multiples activités de notre Président d’Honneur.

Il me reste à vous souhaiter à toutes et tous un très bel été et de bonnes vacances !

Patrick Vajda

Président de l'AFCAM

Édito

24 Février 2022, une date marquée d'une pierre blanche

Juillet 2022

Cet édito aurait dû être un cri de victoire depuis déjà 1 semaine. publié le 24 février 2022. Mais la situation mondiale dramatique et fort triste, la situation de l’Ukraine en guerre, celle de toutes les organisations sportives en train de prendre des mesures draconiennes à l’encontre de l’agresseur, tout cela m’empêchait de crier victoire et d’utiliser un mot guerrier loin de l’image que l’on se fait du sport.

Néanmoins, il faut le dire, nous sommes heureux que la loi sur la démocratisation du sport en France votée le 24 février 2022 à l’Assemblée Nationale contienne deux articles consacrés à l’arbitrage et aux arbitres ainsi qu’une reconnaissance de notre action ; un Député et avant lui un Sénateur ayant notamment affirmé que les arbitres Français étaient eux aussi des ambassadeurs de notre pays !

Examinons maintenant les textes :

« Art. L. 131 15 3 : Les statuts des fédérations délégataires prévoient les modalités selon lesquelles les sportifs de haut niveau participent aux instances dirigeantes de la fédération. Ils créent à cet effet une commission des sportifs de haut niveau, composée de membres élus par leurs pairs, qui désigne deux représentants, un homme et une femme, pour siéger dans les instances dirigeantes de la fédération délégataire, avec voix délibérative.

Des représentants des entraîneurs et des arbitres, élus par leurs pairs, siègent avec voix délibérative au sein de l’organe collégial d’administration de la fédération délégataire »

Cette dernière phrase, qui fut très contestée, et sur laquelle nous travaillons depuis une décennie a pu passer grâce à l’aide des rapporteurs de la loi qui firent un travail remarquable. Depuis l’abolition de ce droit par la loi Buffet, nous y avons travaillé sans relâche et nous l’avons enfin obtenu !

Vous trouverez ci-dessous, soulignés, les ajouts votés par les Députés et qui formalisent enfin des droits aux arbitres et juges figurant sur la liste des juges et arbitres de Haut Niveau. Cette liste existait et nous avons beaucoup travaillé avec les fédérations pour qu’elle soit tenue à jour depuis 1994, mais cette liste n’apportait rien, sauf le bénéfice des CIP, et encore. Aujourd’hui elle se calque sur les droits de la liste des athlètes de haut niveau.

« Les sportifs et juges et arbitres de haut niveau figurant sur la liste mentionnée au premier alinéa de l’article L. 221-2 peuvent se présenter aux concours d’accès aux emplois de l’Etat, des collectivités territoriales, de leurs établissements publics ainsi que de toute société nationale ou d’économie mixte, sans remplir les conditions de diplôme exigées des candidats.
Les limites d’âge supérieures fixées pour l’accès aux grades et emplois publics de l’Etat et des collectivités territoriales ne sont pas opposables aux sportifs ni aux juges et arbitres de haut niveau figurant sur la liste mentionnée au premier alinéa de l’article L. 221-2.
Les candidats n’ayant plus la qualité de sportif de haut niveau ou celle d’arbitres ou de juge sportif de haut niveau peuvent bénéficier d’un recul de ces limites d’âge égal à la durée de leur inscription sur la liste mentionnée au premier alinéa de l’article L. 221-2. Cette durée ne peut excéder cinq ans. »

Un décret précise les droits et obligations des sportifs de haut niveau, des sportifs Espoirs et des sportifs des collectifs nationaux et des arbitres et juges sportifs de haut niveau. Il définit notamment :
Les conditions d’accès aux formations scolaires, universitaires et professionnelles aménagées, en lien avec les services de l’Etat et les régions ;
Les modalités de la formation sportive et citoyenne du sportif ;
Les modalités d’orientation destinées à construire un projet professionnel adapté à chaque sportif ainsi que les dispositifs de formation et d’insertion pouvant être mobilisés ;
La participation à des manifestations d’intérêt général.

Enfin dernier point l’article L. 221 12 est abrogé car il prévoyait pour les juges et arbitres de haut niveau un décret qui n’a jamais vu le jour.

Dire que ces textes nous vont droit au coeur est un vain mot, car ils sont l’aboutissement d’un très long travail, pendant lesquels les arbitres et juges furent peu écoutés et très peu entendus. Mais aujourd’hui nous sommes reconnus, et c’est bien cela le plus important !

Je voudrais remercier l’ensemble du comité exécutif de l’AFCAM qui m’a toujours poussé à aller plus loin et à remettre cent fois le métier sur l’ouvrage.

Toute ma reconnaissance et celle de l’AFCAM vont à quatre Députés qui ont fait un gros travail de fond afin de convaincre l’Assemblée Nationale que les Juges et Arbitres sportifs sont eux aussi des Ambassadeurs du sport Français. Il s’agit de Madame la Députée Céline Calvez et de Messieurs les députés Belkhir Belhaddad, Pierre-Alain Raphan et Cédric Roussel.

Patrick Vajda

Président de l'AFCAM

no ref, no game!

Association fondée le 19/10/1985 régie par la loi 1901 déclarée a la préfecture le 7 janvier 1986, sous le n° 86/60. Agréée par le ministère des sports sous le n° 75 S 94 24 en date du 9 novembre 1994.

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